Le Projet


Nombre de cavaliers

2

Nombre de chevaux

5

Durée

11 mois

Nombre de kilomètres

indéfinis

Départ

Novembre 2003


La source du projet

L'idée d'une telle aventure avait germé depuis un moment dans l'esprit d'Édouard, mais cela relevait plus du rêve que de la réalité.

A la suite d' un autre voyage à cheval (le tour de Calédonie), les choses sont devenues plus concrètes. Ça devenait plus réalisable. Nous nous sentions prêts.

La nostalgie de la vie nomade, de la vie au grand air, de la présence des chevaux à chaque instant ont fini par nous décider. Il fallait repartir !

Les mauvaises conditions de la fin du tour de Calédonie ne nous ont pas freiné, bien au contraire. Nous avons soigneusement analysé nos erreurs, afin de partir dans de meilleures conditions.

Le choix du lieu

Les opinions divergeaient. Édouard voulait traverser les grands espaces américains sur les traces de deux pionniers et Carine souhaitait quelque chose de plus facile et de plus abordable techniquement, comme le tour de France.

L'idée d'un pays étranger était tout de même bien attirante, mais l'Amérique semblait un peu loin... l'Australie pouvait peut-être répondre à notre attente. Carine fut finalement convaincu qu'affronter les crocodiles, les serpents et les araignées serait une aventure bien passionnante à tenter.

Encore jamais parcourues par des cavaliers français (à notre connaissance), elle possède pourtant l'un des plus longs sentiers équestres du monde le Bicentennial National Trail. Traduction: le chemin national du bicentenaire. C'est l'une des anciennes routes de transhumance du bétail à travers l'Australie sur 5 330 km. Une association de cavaliers et autres randonneurs l'a fait ré-ouvrir sur l'initiative de RM Williams. Ce «trail» est aujourd'hui reconnu par le gouvernement australien et autorisé à tous modes de déplacements non motorisés.

Le BNT reste toutefois très sauvage à de nombreux endroit. Il traverse beaucoup de parcs nationaux et de chaînes montagneuses dans l'arrière pays. Il s'éloigne sur certaines portions, à plusieurs semaines de toutes villes et villages. Malgré tout quelques cavaliers l'ont parcourut en entier, sur une période de 18 à 24 mois.

Le choix de la date

En ce qui concerne l'année de départ, elle était fixée à 2004. Une période de trois ans nous semblait bien pour nous préparer, et surtout pour rassembler les finances nécessaires.

Après de savants calculs sur nos économies, nous avons convenu d'avancer d'une année. Ce sera donc 2003 !

Quand à la période de l'année, peut-on vraiment parler de choix ? Il faut attendre la fonte des neiges dans les snowy mountains, et partir avant que l'herbe de printemps n'ai laissé place à la sécheresse. Cela nous donne donc une fourchette entre octobre et décembre.

L'objectif

Les objectifs classiques que nous avons l'habitude de trouver dans ce type de projet n'ont justement pas leur place ici. Exploits sportifs, record de distance totale parcourue, durée... autant de termes qui ne conviennent pas pour un voyage à cheval tel que nous souhaitons le vivre.

Mis à part le lieux de départ ( Healesville ) qui semble à peu près sûr, il n'y a pas d'autres éléments définis.

Alors pourquoi un tel projet ? Tout simplement pour vivre avec une équipe de chevaux, sur une longue distance, durant plusieurs mois. C'est ce que certains appellent une vie de nomades.

La préparation

Carine a pris des cours d'anlais depuis quelques mois et fait de temps à autre des stages à la clinique équine. Elle a appris la bourellerie chez notre ami Eric et fabrique les arnachements.

Edouard a pris des cours de maréchalerie avec notre ami Alex. Il s'entraîne sur nos 4 chevaux (les pauvres). Il s'est mis à la menuiserie pour fabriquer les bâts, qui sont plutôt bien réussis !

L'état d'avancement

Nous avons prévu de partir avec 5 chevaux , 2 de selles, 2 de bâts et 1 de relais. Nous pensons charger les chevaux de bâts à 50kg chacun, harnachement compris, avec l'éventualité de transporter des sacs de grains ce qui ferai monter les chargement à 70 kg maxi.

Pourquoi 5 chevaux ? Les conditions rudes et éloignées du trajet risquent de laisser peu d'opportunité à l'achat d'un cheval supplémentaire en cas de défaillance de l'un d'eux. Il nous a été conseillé de partir avec un maximum de chevaux, tout comme avec un minimum à cause des problèmes de nourriture (sécheresse). Ayant passé de sombres heures à rechercher un cheval de rechange lors de notre tour de Calédonie, nous avons plutôt prévu de partir avec au moins un cheval supplémentaire. Nous ne sommes pas entièrement décidé, mais porterons une attention toute particulière à ce problème.

Nous pensons prendre des hongres et 1 ou 2  juments pour une bonne cohésion.

A ce jour, nous avons une partie du matériel que vous retrouverez à la page  Le matériel 

Nous avons une partie partie du budget, les ¾. Le reste sera obtenu par la vente de la voiture.

Concernant les visas, nous avons le droit à 6 mois renouvelable 1 fois.